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Tramiel résiste : l'Atari 520STe

Tramiel résiste : l'Atari 520STe
Atari n'est jamais mort, c'est ce que ce disait sans doute ce cher Jack Tramiel alors que Commodore et ses Amiga devenait un concurrent plus que sérieux sur le marché de la micro-informatique. Après plusieurs années fastes, notamment grâce à la mythique Atari 2600 (première console de salon ayant connu un véritable succès dans le monde entier, confer les quelques articles qui en traitent), Atari commence à sentir derrière lui le vent froid de ses adversaires d'une décennie, Commodore en tête. L'Atari 520STe ressemble fortement à son prédécesseur, le 520STf. Alors que ce dernier mettait l'accent sur le lecteur de disquettes intégré, l'intérêt de cette nouvelle mouture dont le nom ne diffère que d'une lettre est son extensibilité. Au chapitre des améliorations à oublier, on comptera l'adjonction de deux ports réservés à des joysticks 15 broches, sans pour autant assurer une compatibilité avec la connexion de type PC. Le véritable point fort de ce mircro-ordinateur au look inchangé depuis des années reste la présence d'emplacements réservés à des barrettes mémoire. On pouvait ainsi aisément (moyennant un bon allègement du porte-monnaie de tout un chacun) étendre la capacité mémoire de la bête, ce qui n'étendait pas pour autant la logithèque disponible à l'usage, ce pour une bonne et simple raison : si, avec les 512 kilo-octets de base, il est impossible d'exécuter les programmes qui requièrent par exemple 1 mégaoctet de mémoire RAM, l'incompatibilité de certains logiciels de base (donc peu gourmands en mémoire) avec des configurations de plus d'un mégaoctet de mémoire est criante. L'utilisateur, en ajoutant quelques barrettes au format SIMM 30 broches et d'une vitesse d'au moins 80 nanosecondes, devait par conséquent s'attendre à quelques caprices de la part de sa machine. Il pouvait alors, en dernier recours, l'ouvrir et déclipser les barrettes responsables de tels troubles. Seulement, les premiers modèles de 520STe (dont fait partie celui sur la photo ci-dessus) ne disposaient pas de ces emplacements standard ; bien au contraire, il fallait souder la mémoire sur des emplacements à l'apparence austère. L'utilisateur lambda ne se risquait guère à de telles manipulations sous peine de commettre un erreur irréparable et d'annuler par la même occasion la garantie. Il était donc plus ou moins condamné à évoluer avec une capacité mémoire fixe, ou du moins non réductible. Hormis ces quelques tares, le 520STe démontre une solidité à toute épreuve et se révèle agréable à utiliser. Il n'arrive pas à la cheville des Amiga aussi bien au niveau graphique que sonore, mais son prix aura tenté beaucoup d'acheteurs. De plus, le lecteur de disquettes double densité présente un format compatible avec le standard PC, alors que l'Amiga est dans un monde bien reclus avec son format exotique de 880 kilo-octets, là où l'Atari, bien que limité à 720 kilo-octets, s'ouvre plus ou moins au monde des compatibles PC. On regrettera la sous-exploitation du port cartouche, un système de stockage à l'épreuve du temps ainsi que des plantages et surtout on ne peut plus rapide. Les musiciens en herbe seront ravis par la présence de ports MIDI (Musical Instrument Digital Interface) qui font des ST de véritables bêtes de course musicales, si l'on utilise de bons logiciels comme le célèbre Cubase. Concernant les graphismes, la haute résolution n'est accessible que si l'on dispose d'un moniteur dédié (le SM124 par exemple) noir et blanc. Ceci dit, quelques utilitaires ont été développés pour permettre de simuler un écran mono haute résolution sur un simple téléviseur, en logeant un petit programme en mémoire RAM. Derniers fiefs d'Atari dans la micro-informatique accessible à toute bourse (il en va autrement pour le Falcon), le 520STe et son jumeau à 1 mégaoctet (le 1040STe) sont résolument des machines de bonne facture qu'il fait bon ressortir du placard de temps à autre.

Micro-ordinateur trouvé dans la benne informatique de la décharge de Boersch.
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# Posté le dimanche 12 avril 2009 08:37

Modifié le mardi 05 mai 2009 05:35

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